La Commune de Grand Popo
Grand-Popo est logée entre l’océan Atlantique et le fleuve Mono. La Commune s’étale sur une superficie de 289 km². Elle compte 44 villages regroupés en (07) arrondissements : Adjaha, Agoué, Avlo, Djandlanmè, Gbéhoué, Grand-Popo et Sazué.
Grand-Popo se trouve à 1 heure de route de Lomé et à 85 km de Cotonou. Son relief se compose de trois (03) ensembles :
· Une côte formée d’un cordon littoral sablonneux, plat et rectiligne d’une altitude ne dépassant par 5 mètres au-dessus du niveau de mer ;
· Des zones marécageuses et inondables ;
· Un plateau continental, couvrant des formations sablonneuses ou sablo-argileuses ou souvent ferrugineuses (Ouest-Nord).
Erigée en commune avec la décentralisation intervenue entre Décembre 2002 et Janvier 2003, Grand-Popo est dirigée par un conseil communal de (11) onze membres ayant à sa tête un Maire élu.
La Ville de Grand Popo
CLIMAT ET VEGETATION
Grand-Popo jouit d’un climat subéquatorial de type Guinéen avec deux saisons sèches et deux pluvieuses. Elle se trouve dans la zone humide du Sud Bénin.
On y trouve trois (03) types de milieux qui déterminent trois types de sols :
· L’espace du littoral constitué de sable fin, doté d’une végétation de cocotiers légendaires ;
· Les terres hydromorphes et fertiles avec une végétation de savane arborée à palmier à huile, rônier et diverses graminées ;
· Des sols alluvionnaires et hydromorphes dominés notamment par des joncacées.
L’ensemble de ces milieux présentent des caractéristiques particulières, assument diverses fonctions écologiques et accueillent plusieurs oiseaux d’Afrique et d’Europe menacés.
Les températures maximales les plus élevées s’observent en Mars (34°C) et les plus basses en Août (23°C). Les zones humides de Grand-Popo font partie du Complexe Ouest classé sur la liste des sites RAMSAR (Zone humide d’importance internationale)

ENVIRONNEMENT
La commune de Grand-Popo offre à la vue une réelle esthétique environnementale sauvage et naturelle. Elle dispose d’un cadre naturel caractérisé par un important plan d’eau, une lagune, de vastes plaines et zones marécageuses, une importante et splendide façade littorale (30 à 45 km de Docloboé à Hilla-Condji). Son caractère rural avec des modes de production et de consommation limité réduit les sources de pollution de l’air, à l’exception d’Hilla-Condji zone de contact. Cependant, il existe des situations à risques au plan de la qualité du milieu, du cadre de vie et de production.
Des menaces graves et permanentes pèsent sur le peuplement de la Faune et de la Flore.
La sauvegarde de l’environnement se trouve au premier plan des soucis du Maire et de son conseil communal.
Un programme local d’aménagement et de gestion de l’environnement (PLAGE) a été élaboré et intégré au plan du développement communal.
La PLAGE compte treize (13) projets d’un coût global de 219 millions sur trois ans.
La mise en place d’un service de l’environnement à la Mairie est en route.
Grand-Popo a inscrit depuis deux ans, un ambitieux programme de reboisement à hauteur de 4.500.000 F sur trois modes d’action :
· Reboisement communautaire ;
· Reboisement collectif ;
· Reboisement individuel.
La finalité est d’offrir du bois de chauffe aux populations afin de réduire la pression sur la végétation naturelle endogène dangereusement menacée.
La commune a accueilli la 22ème journée de l’arbre avec 3.506 plants mis en terre. Dans chaque arrondissement des actions de suivi sont initiées. Grand-Popo est membre du Conseil Intercommunal d’Eco-Développement – CIED, aux côtés des Communes d’Abomey-Calavi, Comè, Kpomassè et Ouidah impliquées dans une démarche d’intercommunalité pour une gestion concertée et durable de la lagune côtière dans une approche de conservation de la biodiversité et du patrimoine culturel des cinq communes. Grand-Popo abrite le siège du CIED.
ECONOMIE
L’agriculture occupe une large place dans le système de production locale.
La pêche demeure malgré le déclin, une activité principale. Le maraîchage, l’élevage, la pisciculture connaissent un essor réel.
Grand-Popo est deuxième producteur national d’oignon. Les unions de producteurs y sont actives. Il n’existe pas d’industrie. La petite industrie traditionnelle porte sur la transformation du manioc, la fabrication d’huile de palme et de coco et constitue une importante source de revenu pour de nombreuses familles. Ces produits sont vendus sur les marchés de Memlenda, Adjaha, Djoda, Laintan, Djanglanmè, Comè et Dantokpa.
D’autres produits vivriers, maraîchers et de pêche alimentent les marchés du Bénin, du Togo et du Nigéria. Les ressources naturelles, la végétation variée et abondante, les attraits touristiques demeurent un capital économique à organiser et à exploiter.
De nombreuses possibilités :
- La pisciculture, l’ostréiculture, l’exploitation du sable lagunaire, le tourisme, les sports d’eau, les aménagements de retenue d’eau, l’amélioration des technologies pour la production du sel et les cultures de contre-saison existent et attendent des investissements.
- La délocalisation et la réorganisation du secteur de maraîchage, la modernisation des marchés et l’installation des jeunes entrepreneurs agricoles sont des actions porteuses envisagées par le conseil communal.
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Le Maire de Grand-Popo Mr. Benjamin C. ABLO
La Mairie de Grand Popo
MAIRE Benjamin C. ABLO
1er ADJOINT Talonon Antoine AMOUSSOU
2ème ADJOINT Michel Dossou ABALO
CHEFS D’ARRONDISSEMENT
Codjo Frédéric SEGBENOU : C.A Adjaha Anani HLONDJI : C.A Agoué Pierre HESSOU : C.A Avlo Pierre HOUKANLIN : C.A Djanglanmey Grégoire HOUNKPE : C.A Sazué Anani F. HOUNKPONOU : C.A Gbéhoué Achille DOSSA : C.A Grand-Popo
CONSEILLERS
Djagoué K. Léandre AGBOVI Théophile ASSAH Acapo Félix GBADHOVI


POPULATION
Grand-Popo est une commune synthèse des populations du Bénin, du Togo, du Ghana et du Nigéria. On y retrouve 85% des souches Adja, Fon, Yoruba ; 0,5% de souche Baatonou, Peulh, Dendi, Yom, Otamari.
Cette mosaïque de peuplement a façonné un caractère de tolérance et de dialogue. Les communautés dominantes sont les Xwla (Popo) et Xwéla venus de Tado sur la rive gauche du Mono vers 1550, les Waci, les Kotafon, les Gen, les Fanté venus du Ghana vers 1685, les Yoruba, Haoussa Peulhs, Baatonu, Dendi, Saxwe et Yom.
La population actuelle de la commune est de 41.638 habitants, dont 78% sont ruraux. La densité humaine est de 114,5 habitants au km². La proportion de jeunes est de 45% et celle des femmes est de 53%. Plusieurs types d’activités et d’atouts attirent des personnes de toutes nationalités (européenne, africaine, américaine, asiatique, etc) à certaines périodes de l’année.

LA RELIGION
Grand-Popo est une terre de foi et de croyances.
La religion repose fondamentalement sur le monothéisme. Mais la foi polythéiste est un réel syncrétisme régulent le quotidien des populations. Près de 63% pratiquent la religion ancestrale. Le Catholicisme, le Protestantisme et l’Islam sont pratiqués par 26,6% ; 2,2% et 2% de la population. Le reste (8,3%) se réclame d’autres confessions religieuses. Grand-Popo abrite les premières et les plus anciennes églises et mosquées du Bénin :
· Eglise catholique d’Agoué ;
· Mosquée centrale d’Agoué.
Dans tous les villages de Grand-Popo, des couvents, églises, temples attestent de la présence du religieux dans la vie des populations de la commune.

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Un tour au Bénin la terre du Vodoun
L’Afrique le berceau de l’humanité, Afrique mon Afrique,
Vieux continent noir et paisible était une Afrique mais aujourd’hui, malgré tout, elle demeure toujours cette Afrique Noire, Noire de par sa pauvreté mais aussi très riche de par sa couleur ; couleur originelle de l’existence humaine et couleur enrichie par une amalgame de valeurs naturelles et culturelles ironisées autour desquelles se profitent l’Amour ; le Pardon ; l’Hospitalité ; pour ne citer que ces valeurs-là.
Au cœur de cette douce harmonie se dissimile le Bénin ; ce petit merveilleux coin de rêve dont l’histoire quoique riche ou peu intéressante expose peut soit-il le passé d’une Afrique traditionnelle émergente à pas de Caméléon, du carcan de la pauvreté, de sa léthargie, de sa convalescence quand enfin s’incline le poids des lourds tributs l’ayant sérieusement ruiné.
Décor subtil qui trahit si bien son humilité, sa simplicité et sa tranquillité, le Bénin reste un pays qui ne manque de séduire et d’impressionner le monde.
Autrefois ‘’quartier latin’’ ; ‘’terre du vodou’’ ou encore aujourd’hui ‘’la diaspora africaine’’ ; le Bénin plus que jamais reste donc un coffret culturel. Dans son entièreté, ce pays constitue une réserve de potentialités touristiques riches et variées du Nord au Sud et de l’Est à l’Ouest, le tout couronné par une diversité culturelle de grande facture. Héritier d’un brassage culturel, le Bénin s’est mondialement fait une place de choix importants. Résultats des festivités de Ouidah 92 le prouvent. Pour combler le tout, Grand-Popo la vieille ville touristique garde symboliquement la place du 10 Janvier où est annuellement célébrée la fête du vodou : grande fête à laquelle sont représentées toutes les divinités.
Sans même partir de nulle part ailleurs, chaque chose, chaque entité dans son existence a une origine et c’est bien sûr cette origine qui décline fièrement et fidèlement son identité entière, son appartenance, sa provenance. Et cette réalité doit sa raison d’être à la tradition elle-même.
Comme toute religion, le culte vodou aussi se fait dans les lieux sacrés. Naturellement partout où se conjugue la vie et partout où se retrouvent les fidèles ou adeptes de quelconque religion, les divinités y sont adorées, vénérées dans les lieux expressément bien aménagés pour les circonstances cérémoniales.
Ainsi en traversant tout le pays profond, il n’est point curieux et surprenant d’ailleurs de rencontrer partout des couvents, des sanctuaires de fortunes.
Selon la diversité culturelle importante dont fait preuve les peuples béninois, le sud lui se laisse trahir par sa multitude de cultes que témoigne la diversité des adeptes en pays Hula ou Xwla par exemple.
Réputé pour son tourisme et pour ce carrefour culturel qu’il est ; Grand-Popo doit tant bien qu’à d’autres potentialités, sa renommée aux fétiches. Des 44 villages qu’enregistre la Commune de Grand-Popo et qui touts bondés de couvents de sanctuaires divers, Hounsoukoè est en tête de liste ou plus ou moins la tête d’affiche avec son nombre pléthorique de fétiche en raison de quoi nous devons le baptiser ‘’La rue des fétiches’’ (…).
Captivé juste à la porte du village par un fétiche géant traditionnellement appelé ‘’Tolégba’’ ou encore ‘’Lègbagbo’’ qui signifie le gardien et le protecteur du village, l’on peut dès lors s’attendre à ce qui va s’en suivre en faisant vraiment un tour.
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