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L’Animisme dans la Commune de Grand-Popo
La Commune de Grand-Popo compte environ trente (30) ethnies dotées de langues différentes et de cultures spécifiques et disséminées.
Elle comporte des groupes socio-culturels qui, à des moments donnés, se rassemblent pour honorer les divinités laissées par leurs ancêtres.
On appelle cette forme de religion qui attribue une âme aux animaux, aux phénomènes et aux objets naturels l’animisme. C’est la forme de religion la plus populaire à Grand-Popo.
Les DIVINITES se représentent en quatre (4) groupes :
le groupe des Xwla yêhoué,
le groupe des Guins vodoun,
le groupe des Etrons
et le groupe des Zangbétos.
Dans le groupe prédominant, des Xla yêhoué, il y a douze divinités dont les plus dominantes sont le Dan et le Gou. Le Dan, qui est le dieu des déesses, est souvent représenté par le serpent Python tandis que le Gou est le dieu des forgerons.
Aux temps historiques, le forgeron était vénéré en sa qualité de dépositaire d’un savoir révélé puis transmis de génération en génération.
Chez lui la transformation de la matière métallique revêtait souvent un caractère sacré ou occulte en raison de son importance dans les guerres tribales et ethniques. Le Gou est représenté par un assemblage de fer sur lequel on met par exemple de l’huile rouge.
Après ces groupes de divinités, les ancêtres ne sont pas oubliés. Ils sont représentés par des ‘’Assin’’, des emblèmes, posés dans les temples et loués selon les rites de chaque famille ce qui explique une relation entre les vivants et les morts.
Propos recueillis par Maurice Messan TCHETCHOU |
Le Vodoun et ses réalités
Introduction générale :
Après sa reconnaissance Quartier latin de l’Afrique, terre hospitalière et diaspora africaine, le Bénin ne cesse de faire montre de par ses réalités dans le monde entier. Incontestablement «terre du vodoum» ce pays regorge d’indéchiffrables richesses culturelles qui incitent à la curiosité. Fruits de nombreuses recherches historiques, une multitude de fétiches restent au cœur des cultes vodoum dans ce pays de référence. Les étiquettes les plus authentiques sont en l’occurrence les voduom « Hèviosso » ; « Sakpatè » ; « Ogou » ; et « dan ».
Description : Le vodoun au Bénin est du patrimoine culturel le plus richement adoré et vendu dans le monde. Il est d’ailleurs par excellence le culte de référence. En effet les actions du vodoum dans l’existence d’un être humain sont d’une grande ampleur qu’il est nécessaire de les exposer à la lumière du grand publique afin de lever certaines doutes et troubles de nuances sur son existence et cela sur plusieurs plans. Pour ainsi dire, le vodoum prône tellement de bienfaits et de richesses sans toutefois manquer de mettre à nu ses secrets les plus obscènes. Le vodoun fait du bien par la prière, par la purification, par les promesses et guérit les maladies du destin, rend les choses sombres plus claires puis ouvre les portes du bonheur et cela par la consultation incontournable du « Fâ» (l’oracle).
*En quoi consiste le Fâ ? Le « Fâ » est un procédé du charlatanisme qui se substitue au diagnostique dans la médecine moderne. Il consiste à détecter le mal ; sa provenance, sa teneur et même son évolution chez le patient avant d’entreprendre quelconque traitement (n’oublions pas de notifier qu’il sert aussi à déterminer sous quelle étoile est né quelqu’un). A cet effet, pour remédier ces maux la procédure fondamentale reste l’invocation des dieux et en particulier le vodoum impliqué, la prière, les cérémonies et les sacrifices éventuels.
1. Le vodoun Ogou Se statuant sur « le vodoum Ogou » par exemple, ses réalités se tapissent sur un champ vaste et complexe. Ce fétiche est représenté par un assemblage de ferraille : c’est « la rouille ». Pour un adepte de ce fétiche ou quiconque qui l’adore, la culture de la vérité dans ses actions pour un avenir prospère et rayonnant est de mise. C’est la règle d’or à respecter pour bénéficier des bénédictions et rester à l’abri de sa colère.Cette divinité se manifeste partout ou la vie se conjugue donc dans l’eau, l’air, le feu et sur la terre. Ainsi on a une classification selon ses champs d’action, chacun à sa particularité. Il ont les mêmes actions mais seulement il est nécessaire voire même impératif de consulter le « Fâ » (l’oracle) pour se situer davantage, savoir de quel « Ogou » il s’agit avant d’entreprendre une quelconque cérémonie. Chacun reçoit ses offrandes sur son terrain (air, terre, feu, eau).
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Le « Ogou de l’eau » par exemple reçoit ses offrandes, les sacrifices dans l’eau ; le « Ogou du feu » dans le feu ; le « Ogou terrestre » parterre sur ou devant les ferrailles ou il est vénéré. Pour celui de l’air on lui jette les présents dans l’air. De même ce fétiche, partout ou il est présent se manifeste en lieux et frappe fort. Sur la terre les méchants peuvent mourir d’accidents de circulation ; incendie ; par noyade ou carrément des suites de coups encaissés de force quelconque dans l’air. En cas de maladie par exemple, on reconnaît le « Ogou du feu » par des brûlures un peu partout, des irritations cutanées. L’appartenance à ce fétiche passe par un critère de principe. Il faudra être né sous son étoile ou encore sous son égide. En revanche les adeptes n’ont aucun trait suspect permettant de les distingués des autres adeptes et du reste du monde, seulement si ce n’est par leurs noms : · « Ogouvi » les enfants du fétiche « Ogou ». · « Ogoussi » pour nommé la femme adepte et « Ogoussivi » pour les plus petit et jeune fille. · « Ogoudjogan » pour un adepte plus âgé. · « Ogoudjo » pour un jeune. · « Ogoudjovi » pour les petits garçons. Afin d’être bien vu par cette divinité et ne pas rester dans sa ligne de mire, il s’avère important de respecter scrupuleusement ses interdits (totem) donc contrôler son alimentation et sa manière de vivre. Ne jamais manger l’animal mort accidentellement ; un animal décapité sauvagement et de la viande imprégner de sel ; et aussi du poisson séché. En cas d’accident par ferraille, l’adepte doit être soumis à un examen spirituel, c'est-à-dire le patient dont le sang a coulé a droit a une cérémonie de purification et de rachat de l’âme, sinon il est exposé à toute sorte de danger de mort. Cependant pour implorer cette divinité afin de bénéficier de ses bienfaits et largesses, seul les vendredi restent le jour défavorable. Donc ne rien entreprendre dans son compte les vendredi car c’est un jour de débat pour tous les fétiches, et point de rituel et sans battre ni gon ni tambour. Face à un accident, l’adepte de ce fétiche ne doit guère s’alarmer mais plutôt sauver des vies humaines avant tout commentaire et se purifier ensuite. Il y a aussi une forte possibilité que les adeptes lui organisent une fête annuelle pour le remercier de ses grâces qu’il leur accorde. NB : Il est possible qu’un non initié demande de l’aide, des bénédictions à la divinité sans toute fois devenir adepte.
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